19h39
On Ouvre.
You look like a fucking paradise.
T'es mon Amandine, mon héroïne, ma cocaïne. T'es pas une princesse, les princesses sont toutes les mêmes, t'es pas une princesse, ce titre ne te mérite pas. Tu es mon importance, ce mot français trop oublié par les gens, recherché par mon esprit, retrouvé à cause, ou, grâce à la distance. Les vacances d'hiver qui nous renie et nous sépare, le temps de beaucoup trop de jours. Ton départ pour le lointain, j'aurai réussi à te laisser mon écharpe comme compagnon, au moins. Ton départ pour le lointain, est une belle preuve d'importance, il a suffit que la porte se ferme, que je sorte par le portail, il a suffit que la lumière s'éteigne, pour que je sorte dans l'allée, il a suffit que l'envie de fumer me prenne par le c½ur, que je descende sur le trottoir, que je sorte une clope du paquet et me rendre compte que t'avais encore mon briquet, comme hier soir. Manches courtes dans le froid hivernal, mes cheveux glissant sous mon bonnet, vient me recoiffer s'il te plait, me laisse pas comme ça. Viens, juste ça, s'il te plait Céline. La musique m'a lâché, y'a même plus d'étoiles dans le ciel, t'as pas idée du massacre, viens on va les dessiner, s'il te plait. On prendra notre temps, on en aura du temps, au pire on fera sans. Tu me manques. On est en train de joué à cache-cache, je vais compter jusqu'à quinze et je viendrai te trouver. Les jours remplaçant les secondes, on joue à la version des grands. Je veux tes bras, je veux ta peau, ton corps et toutes les autres parties cachées sous tes vêtements, je veux tes hanches. Empoigner ton humain et ne plus rien contrôler. Te construire un mur, te plaquer dessus et faire en sorte que ta peau s'accommode à la mienne avec ma chaleur pour chandelle. Je veux ce trouble au fond de tes yeux, je veux tes yeux la nuit, je veux un semblant de Paris avec toi, je veux un banc ou au pire un lit. Je vais m'arrêter là, sinon je vais déclencher la révolution du verbe vouloir, et ça je veux pas. Il fait noir dehors, faut changer les ampoules là-haut, on mettra des bougies, trouve nous une échelle, je t'emmène au ciel. Tu manques, longtemps que ce sentiment n'avait pas été utilisé, longtemps que je n'avais pas attendu à ce point une rentrée. Viens prendre mon chaud Céline, je ne mènerai aucune résistance je te le jure, je te le promets à l'avance. Je vais sans doute passer de la crème sur ton retour, te faire sortir de ta maison, de ta cage, et t'emmener voir l'herbe, celle du Trocadéro, celle des Halles, j'aimerai que mon écharpe me revienne avec le parfum de ton cou et qu'elle donne un souvenir à plus tard. Je trace la route, le portable dans la poche, la main sur le portable. J'ai sans doute pas envie de sourire, j'veux rentrer et ne plus sortir. La révolution éclate. Petit copain du c½ur, j'aime cette profession, je vais encore la garder pour un bon bout de temps, le temps de journées infinies en attendant les nuits éternelles. Tu ressembles à ce qu'il me manque Céline, tu ressembles à un putain de paradis, un paradis sans ombre et sans mur, un paradis avec vue sur le paradis des anges, un paradis qui manque ... un nouveau terrain de jeu intimiste.
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Des voix dans ma tête, en dessous du lit, loin de chez moi. Prendre les rails, oublier le train. Pantalon tombant sur les genoux, ma ceinture est mal serrée, j'air l'air d'un pingouin. Ma dégaine séduit les étoiles, on m'éclaire, on me trace un chemin. J'ai bouffé de la clope et de l'alcool, mes yeux clignent à chaque bouffée de lumière. Ça ronronne au dessus de moi, le vent est mauvais, il me colorie en bleu, je suis un pantin de fer. Mes membres se disloquent, mes articulations craquent, mes cauchemars me courent après, pitié je veux du rêve, juste un câlin de ma mère. Je suffoque, ma gorge est une passoire, au secours je manque d'air, je manque d'elle comme hier soir, c'est quand l'importance est loin qu'on en souffre. Je me noie dans la plaine, mes larmes ne veulent pas me quitter et s'accrochent à mes joues comme d'une croix chrétienne qu'on habille à son cou. Je tiens la courbe, je reste droit en fixant mes lacets à moitié verts, son aura gravite autour de moi, son visage s'attaque à ma mémoire, je baisse les armes, vas-y ma mienne, empare toi de mon âme. Viens me prendre ce qu'il me reste de vivant, réanime mes envies mes désirs, je te lègue mon sang, embrasse moi comme si j'allais mourir, mon testament n'a pas encore d'encre, je dois l'écrire pour le faire entendre. Conférence cérébral en préparation, les derniers mélodrames de la saison. Je vais parler de mon parcours, pas d'alarmes pas de surprises, tout est dévoilé, on a tiré le drapeau sur mon intimité et on me l'a prise. Le monde connaît les moindres recoins de ma vie, j'ai beau passer le balais sur ma nostalgie, la poussière semble en faire partie. Drogue toi à mon écharpe Céline, c'est encore plus planant quand c'est pas permis. Viens me faire l'amour, il parait que t'es tombée amoureuse de mon lit. J'ai froid, les nuages se laissent tomber, ma bulle devient enclave, t'as les yeux couleur pas connue, et je les aime pour ça. Je paye le malheur durant ces vacances, j'ai filé du pognon vert-dollars à l'escadron du bonheur qu'est parti chasser l'ange, je souffre de toute cette thune, putain mais viens me chercher Céline, il parait qu'il reste un peu de place sur la lune. On regardera Noel de tout là-haut, on ferra des bulles de savons, d'où sortiront les aurores boréales et des comètes à la con, j'te raconterai comment on en est arrivé à là, j'te parlerai de ce déclic, de ce déclic qui nous a bousculé, de ce déclic qui t'as fait m'embrasser, de ce déclic auquel j'ai répondu par mes mains posées sur ton visage pour rallonger ce premier baiser. J'te trouverai une lampe, puis un génie, puis la promesse Céline, la promesse que j'vais t'attendre, j'vais faire coloc avec les insomnies, j'vais bruler mon lit, j'vais faire en sorte d'être déjà Samedi. On redescendra sur mon tapis volant, sur notre tapis volant, on ira se poser dans ma chambre, sous la couette de préférence. Des voix dans ma tête, juste en dessous de moi. J'ai regagné ma place, j'ai retrouvé Frida, je trouve tout ça pas mal, pour un égorgeur de chats.
Planage sur la Minute 53.
2 + 2 = 5
BECAUSE !
pense sérieusement à sécher ces vacances ...